Scepticisme

  • Post category:Georges et Georges
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Sècheresses extrêmes, incendies interminables, inondations à répétition, perte de biodiversité… Le changement climatique modifie bien évidemment la production des plantes cultivées, et donc des oliviers. Lors des incendies de forêt qui ont ravagé l’Australie ce début d’année, G.Seymour de l’Association Olive Australienne (AOA) a remarqué que « Les gens profitent des opportunités pour faire des choses qu’ils ne font pas toujours ». Il a cité en exemple les producteurs utilisant les années où ils ont de faibles rendements pour tailler les arbres et améliorer la santé globale de leurs oliveraies. Prendre le temps de le faire pendant les années improductives aide à augmenter la productivité des arbres au cours des saisons avec plus de pluie. On peut compter sur les nombreux atouts de l’olivier dans un contexte de réchauffement climatique : l’olivier résiste à des températures élevées et à des déficits en eau importants. Il ne perd pas ses feuilles en hiver et peut refermer ses stomates et limiter ses échanges avec l’extérieur pour préserver ses réserves en eau. N’oublions pas aussi que les variations de températures extrêmes contribuent à réduire le développement de la mouche de l’olivier qui est sensible à des températures inférieures à 0° et supérieures à 30 ° ! D’autre part, une oliveraie entretenue avec un sol vivant constitue un rempart contre les incendies, beaucoup plus que d’autres arbres. L’alternance naturelle de l’olivier (il produit naturellement une année sur deux) est une caractéristique importante qui fait de l’olivier un arbre fruitier particulièrement adaptable. Ainsi si les oléiculteurs adaptent leurs pratiques culturales au changement climatique et intègrent au mieux l’alternance, alors Georges et Georges seront prêts pour les scénarios les plus pessimistes du GIEC !